Si l’on considère que bon
nombre de contextes stresseurs sont inévitables
ou non aménageables (phénomènes exogènes tels
la survenue d’un décès ou
d’une agression), la solution passe par sa propre maîtrise
des situations stressantes.

Pratiquer la restructuration cognitive
Chacun de nous élabore des pensées automatiques. Il s’agit d’un "discours intérieur" conditionné par notre personnalité et notre état émotionnel qui nous conduit à analyser les situations selon un schéma pré-déterminé (ce qui « passe spontanément par l’esprit »).
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Exemple : vous vous présentez à un entretien d’embauche
ou à un examen.
Types de pensées automatiques :
« Je sens que ça mal se passer... »,
« avec la chance que j’ai, je ne me fais aucune illusion ! »,
« je suis sûr(e) d’être interrogé(e) sur le sujet sur lequel
j’ai fait l’impasse... »

Or, comme le constate le Dr Charly Cungi dans son excellent ouvrage « Savoir gérer son stress » (collection Savoirs pratiques - éditions Retz),
« chaque pensée est le pendant d’une émotion, la modification de la pensée influe sur l’émotivité et vice versa ».
Dans notre exemple, le défaitisme dissimule un manque de confiance en soi et une anxiété sous-jacente.

Le travail de la restructuration cognitive est facile à mettre en oeuvre : il consiste à repérer l’ensemble de ses pensées automatiques (elles sont peu nombreuses), en analysant son comportement a posteriori dans des situations stressantes, à élaborer des processus de pensées alternatifs qui pourront être utilisés à l’avenir et récolter ainsi les fruits d’une émotion mieux maîtrisée donc d’un stress réduit.
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S’entraîner au contrôle de ses émotions
Apprendre à maîtriser son anxiété et sa colère permet d’aborder les contextes stresseurs avec le maximum de lucidité, de mobiliser toute son énergie au traitement de la situation, et partant de la dominer.

La meilleure des méthodes est sans doute la désensibilisation, qui consiste à s’exposer volontairement à des contextes stresseurs en situation réelle, mise en scène ou imaginée et vérifier que l’on conserve tout son calme.
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Savoir positiver
Sans tomber dans l’auto-satisfaction, il faut s’efforcer de dresser un bilan équilibré des actions entreprises, c’est-à-dire en repérant non seulement les points négatifs mais aussi les points positifs.

Cette tournure d’esprit s’applique à soi en priorité et doit profiter aux autres. Reconnaître leurs efforts, s’attacher à leurs progrès, savoir les complimenter, c’est renforcer leur action et consolider la relation que nous partageons avec eux.
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Mieux gérer son emploi du temps

S’imposer quelques barrières de sécurité :

gérer une seule tâche à la fois :
c’est la méthode « anti-Napoléon » qui permet d’être tout entier
à ce qu’on l’on fait, sans ressasser ce qui a été fait ou se disperser sur d’autres tâches qui seront à exécuter.

éviter de différer ce qui doit être accompli.
Les tâches déplaisantes sont souvent abordées à reculons ou même esquivées. Bref, on perd du temps à les traiter,
et plus le temps passe, plus le malaise s’accroît.
Cette attitude a d’ailleurs un nom : la procrastination.

se ménager des plages pour des activités
  « non productivistes » de résultats.

Ainsi, s’adonner à des loisirs, un sport, voire même une relation privée, en se fixant des objectifs ambitieux, un
« calendrier de progression » peut à nouveau être source
de stress.

adopter une hygiène de vie
(alimentation, sommeil, dosage travail-loisirs)
qui permette de « tenir le coup » en cas d’exposition
au stress.

   
 

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